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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 16:44

LA LETTRE de Louis Esparza n° 173 Pont-St-Esprit, le 12août 2013

 

Le maire entre en campagne : comme il l’explique dans le Midi libre du 27juillet, s’il est réélu en 2014, il fera une nouvelle station d’épuration, le prieuré St-Pierre et la collégiale seront restaurés, le réseau d’eau et d’assainissement seront refaits, on aura un autre forage d’eau, etc. Ainsi, bien qu’il se veuille en tous points différent, le maire fait comme son prédécesseur qui promettait monts et merveilles avant les élections…et oubliait tout une fois réélu.

 

Le fond du problème : des années 90 jusqu’en 2008, régulièrement, j’ai tiré la sonnette d’alarme pour dire qu’on allait droit dans le mur, car l’ancien maire empruntait pour rembourser d’autres emprunts ou financer des dépenses de fonctionnement, ce qui est strictement interdit par le code des collectivités qui stipule, qu’on ne doit emprunter que pour investir.

Et, chaque fois que le maire décidait d’emprunter, j’écrivais à la banque concernée et au préfet pour leur dire : vous n’ignorez rien des irrégularités de gestion…en accordant un nouveau prêt vous vous mettez en situation de complicité abusive à l’égard du maire et, lors d’un changement de majorité, on fera un moratoire sur la dette et vous devrez en éponger une partie

Personne n’a jamais contredit ce que j’écrivais (lettres envoyées en RAR, que je peux donc produire), et, comme si j’avais prêché dans le désert, les banques ont continué à prêter, et le préfet à laisser faire, au lieu de mettre le holà. Solution évidemment plus confortable que de s’opposer à un maire aussi puissant que l’était Baumet. Comme l’a dit un préfet à l’époque : «d’ici que l’affaire s’envenime vraiment on m’aura muté ailleurs, mon successeur avisera » (sic). C’est ce qu’on appelle, repasser la patate chaude à un autre…

Mais tout arrive et, un beau jour (si l’on peut dire), un nouveau préfet moins laxiste a décidé d’intervenir et, face aux difficultés de notre commune pour rembourser une dette exorbitante, il a brutalement augmenté les impôts de façon excessive, se doutant bien qu’en touchant au porte-monnaie il allait provoquer une révolution…Mais il faut croire qu’il se doutait aussi, qu’en guidant Castillon sur le chemin de la mairie, en retour, le nouveau maire ne ferait pas de moratoire...

Enfin, depuis, je ne cesse de répéter (et d’écrire), que les comptes de la commune étant obérés par le remboursement d’emprunts accordés illégalement, le moratoire est incontournable pour pouvoir diminuer les impôts, à proportion de l’augmentation aussi brutale qu’injuste décrétée par le préfet, et pouvoir engager les investissements qui s’imposent…

A noter, que toutes les communes qui ont fait un moratoire ont obtenu, pour le moins, l’effacement des intérêts d’emprunts, alors qu’elles n’avaient pas autant d’arguments que nous. Et il ne faut pas oublier que ce qui coûte cher, c’est moins le remboursement du capital (surtout quand on peut l’étaler dans le temps), que le paiement des intérêts.

 

Castillon fait la manche : auprès de l’Etat pour avoir des sous, et faire croire aux spiripontains qu’il réalisera toutes ses promesses, à condition qu’ils votent bien. Sinon, après lui, le cahot !

Explication : comme on vient de le voir, ne faisant pas de moratoire sur la dette, le maire ne peut pas financer ses promesses et, au conseil municipal du 25 juillet, il a fait voter une demande de subvention exceptionnelle à l’Etat de 15 millions d’euros. Motif invoqué : l’Etat a des responsabilités dans nos difficultés financières, car il a laissé l’ancien maire emprunter pour couvrir des dépenses qui n’étaient pas d’investissements (ce qui est interdit, comme on l’a vu plus haut). Autrement dit, le maire dénonce l’illégalité des emprunts...ce qui justifie un moratoire. Mais alors, pourquoi ne le fait-il pas ce moratoire puisqu’il a tous les éléments, et plus de chances d’en tirer davantage d’argent qu’en faisant la manche auprès de l’Etat ?

Probablement en raison du deal plus ou moins tacite avec le préfet qui l’a guidé vers la mairie, d’où il résulte - et c’est ce qui est fort regrettable - que ce sont les spiripontains qui continuent de payer les pots cassés à la place des vrais responsables : l’Etat et les banques.

Enfin, comme le maire n’est pas du genre à s’imaginer que l’Etat, fauché comme il est, va quand même le sponsoriser, il est donc clair qu’il a entrepris cette démarche pour que les électeurs croient en ses promesses, et votent bien.

C’est du Baumet pur sucre, comme au temps de sa splendeur. Et comme les spiripontains avalaient tout ce qu’il leur racontait, pourquoi ne croiraient-ils pas aux contes de Castillon ?… Enfin, certains le croiront peut-être, les autres, espérons qu’ils raisonneront et comprendront, qu’il vaut mieux suivre le candidat qui aura à son programme le moratoire sur la dette…

 

La pensée du jour : les hommes se divisent en deux catégories, ceux qui croient, et ceux

qui raisonnent. (Condorcet)

 

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