Partager l'article ! TREVE DES CONFISEURS: Les traditions se perdent, un petit rappel fera du bien aux jeunes et aux moins jeunes. Entre Noël et ...
Les traditions se perdent, un petit rappel fera du bien aux jeunes et aux moins jeunes.
Entre Noël et le jour de l'an, c'est la trêve des confiseurs : c'est comme ça qu'on appelle la mise en sommeil, durant cette période de fêtes, de l'activité
politique et diplomatique au départ. Mais par extension, l'expression s'applique à n'importe quelle activité professionnelle qui dételle pendant cette semaine. L'image se comprend aisément : au
tournant du solstice, on brave les rigueurs de saison pour mieux se persuader qu'on existe et qu'on est vivant. Bombance, donc ! Et on fait sonner le tiroir-caisse du confiseur. C'est donc la
trêve pour tout le monde sauf pour les confiseurs.
L'expression provient de la trêve de Dieu, confirmée en France par le roi Saint Louis vers 1245[1] : l'Église catholique romaine ordonnait que les combats guerriers soient arrêtés pendant la période de l'Avent à Noël [2].
Parfois cette trêve était appelée la trêve de Noël en référence à la période de Noël 1914 de la Première Guerre
mondiale : les soldats du front occidental étaient épuisés et choqués par l'étendue des pertes humaines qu'ils avaient subies depuis le mois d'août.
Au petit matin du 25 décembre, les Britanniques qui tenaient les tranchées autour de la ville belge d'Ypres entendirent des chants de Noël venir des positions ennemies, puis découvrirent que des arbres de Noël étaient placés le long des
tranchées allemandes. Lentement, des colonnes de soldats allemands sortirent de
leurs tranchées et avancèrent jusqu'au milieu du no man's land,
où ils appelèrent les Britanniques à venir les rejoindre. Les deux camps se rencontrèrent au milieu d'un paysage dévasté par les obus, échangèrent des cadeaux, discutèrent et jouèrent au
football. Ce genre de trêve fut courant là où les troupes britanniques et allemandes se
faisaient face, et la fraternisation se poursuivit encore par endroits pendant une semaine jusqu'à ce que les autorités militaires y mettent un frein.
Joyeux Noël à tous
les blogueurs, à leurs proches
et bien sur à tous les Spiripontains et
Spiripontaines