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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 16:33

 

LA LETTRE   n° 163 Pont-St-Esprit, le 28 mars 2013

 

Du passé faisons table rase : comme déjà évoqué ici (lettres133,146,152), le maire est tenaillé par l’obsession irrépressible de détruire tout ce que l’Histoire pourrait mettre au crédit de son prédécesseur. C’est ainsi que le grand sapin (14 mètres), qui ornait la place de la République au moment des fêtes de fin d’année, a été remisé (et mis en vente, sans trop de succès semble-t-il ).

Les choses auraient pu en rester là si, dernièrement, le maire n’avait pas réalisé qu’il n’était pas assuré de la réélection de son équipe en 2014, et que son successeur pourrait bien avoir l’idée, ô combien saugrenue, de ressortir le grand sapin, vestige du passé tant exécré.

A cette perspective d’horreur, n’écoutant que ses pulsions éradicatrices, le maire a réglé son compte au grand sapin, à la manière d’un taliban détruisant la statue d’une religion adverse. Et, comme le grand chêne de Brassens qui, ‘’amère destinée, périt dans la cheminée’’, notre grand sapin a fini dans la fonderie d’un récupérateur.

Mais enfin, notre bon maire est rassuré : même s’il perd les élections de 2014, le grand sapin ne réapparaîtra plus jamais place de la République, ni ailleurs. Aucun gamin ne pourra plus jamais s’extasier en le regardant et ses parents lui répondre : « c’est Mr Baumet qui l’a acheté quand il était maire ». Out, le souvenir de Baumet, effacé de l’Histoire. Enfin, pas tout à fait, il reste encore à casser le marbre du hall de la mairie, où sont répertoriés les noms des maires, depuis 1870…

Cela dit, certains observeront qu’en grand démocrate partisan des consultations populaires (comme il le clamait avant d’être élu), le maire aurait pu consulter les Spiripontains (à qui le sapin a coûté plus de 20 000 €), ou, pour le moins, soumettre la décision de le casser au conseil municipal. Mais, là encore, comme pour l’élargissement de son chemin, il devait y avoir urgence...

 

Méfions-nous des faux-nez : aux municipales, la sensibilité ou l’appartenance politique, sont parfois éludées au profit de la notion d’intérêt communal. Manœuvre trompeuse, quand on sait que les élus seront ensuite appelés à élire les sénateurs, élection politique s’il en est. De plus, aux législatives, le maire influence le résultat en fonction du candidat qu’il soutient, comme on l’a vu ici où, en soutenant le candidat Socialiste, le maire a fait battre le député sortant UMP…

De la même façon, concernant l’adjointe Claire Lapeyronie, vice-présidente de l’agglo Socialiste, suppléante du conseiller général Socialiste, faisant tandem avec lui aux réunions publiques et qui, disent les siens, ne serait pas Socialiste au motif qu’elle n’aurait pas la carte du PS… mais de qui se moquent-ils les camarades Socialistes ! Auraient-ils oublié qu’ils nous ont déjà fait le coup, jadis, avec Baumet, maire étiqueté Socialiste, Président du Conseil général à majorité Socialiste, sénateur Socialiste et qui, lui non plus, n’avait pas la carte du PS…

En résumé, méfions-nous des faux-nez, aux municipales, les listes et leurs leaders ont une étiquette politique, même si elle n’est pas affichée, qui détermine ensuite le choix des sénateurs et des députés. Ne pas en avoir conscience expose aux désagréments, comme ceux qui, en votant pour Castillon, n’ont pas réalisé qu’ils votaient indirectement pour le mariage gay.

 

L’âge du capitaine : c’est un thème récurrent des périodes électorales, qui consiste à contester la validité des candidats les plus âgés…pas toujours avec succès, comme pour Jospin qui, en 2002, a cru malin de mettre en cause l’âge de Chirac, et s’est planté.

Un peu de la même façon, pour l’élection du pape, certains observateurs ont alimenté le débat sur le thème : ‘’il faut un pape jeune’’…et le conclave en a élu un de 76 ans, dont le profil a illico ringardisé les adeptes du jeunisme. Et, à partir de là, les mêmes de remarquer que l’âge n’excluait pas les capacités, comme l’a montré Jean XXIII, élu à l’âge de 77ans (en 1958), et qui a été l’un des papes les plus progressistes de l’Histoire. Bref, il n’y a pas que les jeunes pour aller de l’avant, comme disait Brassens : ‘’le temps ne fait rien à l’affaire’’

Ainsi, on peut enfoncer le clou en ajoutant des exemples historiques : Clemenceau qui, en 1917, avait 76 ans quand on est allé le chercher pour gagner la guerre ou, Churchill, qui n’était pas non plus de la première jeunesse, en 1940…

Enfin, pour contrarier définitivement les inconditionnels du jeunisme, rappelons le cas spiripontain quand, en 1971, on a élu un maire dynamique, brillant et sémillant qui n’avait pas 30 ans…avec le résultat que l’on a vu, 40 ans après. Phénomène classique inhérent aux jeunes qui font carrière. D’où, peut-être, le choix de son successeur élu à plus de 70 ans, et le fait que ses concurrents pour 2014, pourraient aussi être des personnes d’expérience, pas usées pour autant...

 

La pensée du jour : quand on est jeune, c’est pour la vie. ( Clemenceau)

 

Toutes les lettres sont à disposition sur le blog : http://lalettredelouisesparza.blogg.org

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